Ce ski qu’on kiffe

9 février 2015
Jean-Luc Chovelon

L’ouverture du Tournoi des VI Nations aurait pu être l’occasion de jeter un œil chercheur de sens sur la perf des tricolores, rouges d’embarras pour l’occasion. Durant cette année de Coupe du Monde, on aura l’occasion de revenir sur cette drôle d’équipe.

L’actu, dans le sens (c’est le cas de le dire) qui nous intéresse, se porte, sans aucun doute, sur les Mondiaux de ski alpin qui se tiennent actuellement à Beaver Creek. On voit peu de ski à la télé. Enfin, toujours plus que de l’aviron ou de la gymnastique. Il y a les JO, et puis les Mondiaux tous les deux ans, les années impaires. Ça fait trois événements internationaux tous les quatre ans, régulièrement diffusés, en plus, bien entendu, du grand cirque annuel de la Coupe du Monde. C’est pas Byzance mais chaque fois que je vois des images à la télé, je me dis la même chose : voilà un des rares sports que la petite lucarne magnifie. D’abord parce que seule la télé permet de suivre la course de bout en bout. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà trouvé sur site lors d’une compétition de ski mais le seul réel avantage est de pouvoir boire des canons entre passionnés. Pour le reste, c’est-à-dire pour le côté sportif, on est mieux à la piaule. Enfin, deuxième aspect et pas des moindres, c’est super télégénique. La combinaison puissance (et vitesse) – précision est telle que l’image regorge de ces petits trucs qui vous font dresser le poil. Et puis la lumière, le décor, les couleurs… Si on oublie vite les placards publicitaires que les skieurs trimballent sur la combi, on a par contre du mal à ignorer les litres de peinture qui balisent la piste. Ça fait vraiment crade. Peut-être le seul bémol…

Un autre truc, assez perso je l’avoue, me fait aimer cette discipline. Il s’agit d’un sport de fondus, de cabossés dans lequel les canons physiques s’éloignent de ce que la société veut nous vendre. Les filles ont parfois des cuisses aussi charnues que des jambons de Noël et les garçons sont souvent rafistolés comme une 504 africaine.

C’est peut-être pour ça que, une fois leur carrière terminée,  certains aiment à briller sur les pistes du Dakar…

Jean-Luc Chovelon

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmailFacebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

No comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.