Nuages bas et dépression atmosphérique

11 avril 2018
Jean-Luc Chovelon

Ma poursuite de recul par rapport aux choses du sport continue inexorablement. Un peu comme les nuages qui envahissent le ciel ou la mer qui gagne sur le sable des dunes (j’ai du voir un sujet là-dessus à la télé récemment). On a beau ici élever des barrières pour empêcher la mer de grignoter la terre ou là, tenter de s’intéresser à l’actualité sportive, l’éloignement gagne. Quand ce n’est pas le désintérêt. Si le sport a un sens, j’ai du mal à le distinguer aujourd’hui. Ce que je vois, d’où je suis, c’est une remue-ménages continu. Là où la réalité se confond avec le mirage, où le bruit cache la vérité, où le devant de la scène occulte le fondement des choses. J’aurais sans doute besoin de traîner un peu plus dans les bars, moi…

La loi des vases communicants

Bon, ceci dit, faut que je vous dise : ça y est, je ne suis plus journaliste. Atteint par la limite de la vacance, je n’ai plus de carte d’identité de journaliste professionnel. Ni même de carte sports-presse, celle-là même qui faisait de moi un journaliste sportif. Enfin, de la même manière que l’habit n’a jamais fait le moine, la carte n’a jamais fait le journaliste. Je ne me sens ni allégé ni peiné, juste en accord avec ce que je suis aujourd’hui. Ou plutôt ce que je ne suis plus. Je me demande si vous trouvez mes billets sur ce blog de plus en plus insipides à cause, justement, de la perte de ma carte tricolore ou, plus généralement, de mon inspiration partie en goguette. Peut-être que les deux vont ensemble.

Faut dire aussi que, selon l’immuable loi des vases communicants, j’ai gagné dans mes projet professionnel là-même où j’ai perdu en journalisme (si ça vous intéresse, mon site devrait vous en dire plus prochainement). Et si mon intérêt pour le sport se noie un peu au fond de mon verre d’eau, je suis abreuvé par d’autres centres d’intérêt qui vaudraient, sans doute, que j’y consacre un autre blog. Je vous perdrai peut-être dans l’opération mais nous demeurerons lié par la blague, la bon mot et le pastaga…

Nuages et giboulées printanières

Mais l’abandon n’est pas encore d’actualité, même si l’écrit se raréfie. L’actualité, justement, c’est plus de nuages que de soleil. C’est de saison me direz-vous. La légende du biathlon Ole Einar Bjoerndalen qui annonce sa retraite, le meilleur boxeur tricolore, ou en tous les cas celui qui réunit le plus d’espoirs, Tony Yoka, qui devrait être suspendu pour avoir ignoré des contrôles anti-dopage, la Coupe Davis qui va prendre un coup de marteau… La météo se régale des giboulées printanières. Et je ne parle du décès d’un cycliste pro dans le peloton de Paris-Roubaix, ni même de la disparition de F’Murr (ça vaut bien un lien) qui, à défaut d’avoir un quelconque lien avec le sport, nous a offert le Génie des Alpages pour grandir. Ce qui n’est pas rien.

Côté soleil, Rome l’impériale a débouté les désirs d’indépendance catalans. Et renvoyé le Barça devant la téloche pour vivre les derniers matches de la Ligue des Champions. Belle éclaircie même si je n’ai pas sorti les lunettes de soleil pour autant. Et puis, j’ai beau me creuser la tête, je ne trouve guère de réjouissances au menu.

Et vous, qu’avez-vous retenu de l’actualité sportive qui ne relève pas du sens (du sport) giratoire ?

Jean-Luc Chovelon

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1 Comment. Leave new

Non fait d’actualité, pourtant fait de mon actualité, je suis allée courir pour la première fois de l’année le week-end dernier, manquant de glisser sur des plaques de verglas et de neige à tout moment…. Je conserve néanmoins mes jambes et mes genoux intacts, on peut compter l’événement sportif dans les éclaircies de saison, je pense !

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