Pourquoi les Belges ne jouent-ils pas plus au rugby ?

9 juillet 2018
Jean-Luc Chovelon

Les demi-finales du Mondial de ballon rond poussent le supporter de l’ovale à sortir de son pré carré. Qui, en cette saison, est plus proche du cosmos que du terrain. Le titre planétaire des moins de 20 ans a certes permis d’oublier l’abyssale déculottée de leurs aînés mais le foot prend aujourd’hui toute la lumière. Si tant est que le rugby ait réussi un jour à lui faire un peu d’ombre. Sous nos cieux, il s’entend…

Du coup, forcément, on extrapole. Certains se prennent à rêver que les tricolores du XV de France puissent un jour, à l’instar des manchots, se placer en position de favoris pour un titre mondial (ou pas loin). D’autres imaginent que les Croates jouent de la mêlée et du cadrage-débordements. On rêve que les Belges soient présents dans notre monde autrement que pour boire des mousses. Heureusement que l’Anglais est là, fidèle à notre haine de coq prétentieux. Tel un phare de champ de bataille nous permettant de retrouver quelques repères dans notre activité de supporter mono-synaptique.

Pas de bras, pas de chocolat

.Tiens, c’est vrai ça ! Pourquoi nos amis belges ne sont-ils pas présents dans le haut du panier ovale ? Ils ont tout ce qu’il faut pour en être. Et plus que ça même puisqu’ils produisent assez de bière pour cimenter les collectifs les plus disparates. La seule référence qui me vient à l’esprit est mon ami Dédé, intendant au sein du club aixois de Provence Rugby et dont le dévouement n’a d’égal que la gentillesse. Comme quoi, quand un Belge s’intéresse au rugby, il accède vite au plus haut niveau. S’il existe un défenseur conjugué de la cause ovale et de la bière des moines trappistes (belges), il y a un créneau à prendre.

Vous me direz, qu’à l’inverse, l’Australie s’est elle aussi mise aux joies du foot. La preuve paraît évidente qu’il est plus facile pour un manieur de ballon de jouer avec les pieds que pour un manchot de chercher ses mains. Pas de bras, pas de chocolat (que les vrais manchots me pardonnent ce trait de mauvais humour facile mais en écrivant ça, je pense plutôt à ceux qui sont manchots dans leur tête).

Mais je suis mauvaise langue. Je vous parle de ça au moment même où les décérébrés de la petite reine entament leur boucle annuelle sur les routes du Tour de France. Pendant que l’essentiel des supporters télévisuels trouvent la plus belle excuse estivale pour ronfler. Moi, j’ai pas besoin d’excuse, je ronfle naturellement.

Et que les supporters de toute confession me pardonnent, je suis des leurs. J’aime la bière belge.

Jean-Luc Chovelon

 

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2 Comments. Leave new

Une aspect qui me plait, entre autre, chez toi, c’est ton humour qui apparaît là où on ne l’attend pas, ton esprit qui prend un malin plaisir à nous faire voyager dans le temps ou dans l’espace sans bourse déliée et à notre époque …….

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Le football est effectivement un indubitable lien social qui soude (et saoule) tous les amateurs de bibine.
Mon cher Jean-Luc, ne faisant rien comme les autres, je déteste aussi la bière ! Il me reste les cacahuètes…

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