DSC_0200Je m’appelle Jean-Luc Chovelon.

Je suis né le 13 décembre 1963. Un vendredi 13 même. Si mes parents avaient été joueurs de loto ou de bingo, j’aurais sans doute été le gros lot de la journée. Ce jour-là, la météo était plutôt fraîche. Ce jour là, une charte de l’espace a été adoptée, les Kenyans fêtaient leur premier jour d’indépendance et, enfin, certains illuminés festoyaient à l’occasion du 410ème anniversaire de la naissance d’Henri IV. Pour le reste, mes souvenirs sont assez flous…

Que dire de mon enfance ? Heureuse, remplie de beaux souvenirs. Musicien par vœu parental et sportif contrarié jusqu’à ce que mes parents se rendent compte que j’allais jouer au rugby plutôt que de suivre des cours de violon au conservatoire. Difficile de justifier un œil au beurre noir avec un étui de violon à la main. Rugbyman dans l’âme à partir de l’adolescence, sans problème au lycée, bac, fac…

J’ai suivi des études supérieures en éducation physique, prof de gym durant 9 ans, avant une réorientation fatale vers le journalisme. Le métier qu’a exercé mon père toute sa carrière, comme quoi, faute d’avoir fait de moi un musicien, il a réussi à ce que je marche dans ses pas… Pourtant, je partais de loin. Peu attiré par les disciplines littéraires durant ma scolarité, plus porté par les sciences et, bien sûr, par le sport, j’ai été rattrapé tardivement par le virus des lettres. Vocation tardive, donc, mais solide.

_DSC8640Mes premiers pas en journalisme datent de l’époque où j’étais encore enseignant et joueur de rugby. Joueur, capitaine parfois, entraîneur même, je filais les soirs d’après-match faire le compte-rendu de la rencontre que j’avais disputée dans les locaux du Provençal, à Aix-en-Provence, sous l’oeil attentionné et amusé d’Yvan Gros, chef des sports et mon véritable mentor. Et puis, après plusieurs années à enseigner, le journalisme m’a rattrapé. Comme ça, de la même façon qu’un virus endormi se réveille pour on ne sait trop quelle occasion. Et j’ai rattrapé mon retard…

Initié durant quelques mois à Toulouse, au siège de Midi-Olympique, j’ai cultivé le verbe et les premières ficelles du métier dans une belle école. Et puis, le journal La Marseillaise m’a accueilli. Concours de circonstance qui a duré près de vingt ans, à écrire globalement ce que j’aime, du magazine, du rugby, de la voile. Des histoires, des reportages, ici et ailleurs, un peu partout en France et à l’étranger. Quelques prix au passage, celui du meilleur article de sport de la région, en 2006 et en 2008 (ainsi qu’en 2015, pour un article publié sur ce site alors que j’avais quitté ce journal). Des participations à des ouvrages collectifs et un livre, un vrai, écrit avec Claude Onesta, le manager de l’équipe de France de handball. Belles expériences, belles récompenses. Au milieu, même, une année sabbatique passée au Québec. En famille, pour écrire d’autres choses encore…

Jusqu’à cet indicible sentiment d’avoir fait le tour des choses qui m’intéressaient dans ce métier. J’ai quitté le journal en mai 2015 pour un projet qui me tenait à coeur. Celui de prolonger mon envie d’écrire dans d’autres sphères, sur d’autres planètes. Comme celle de l’entreprise. Pour raconter des histoires, encore et toujours. A 50 ans et des poussières, j’entame une nouvelle carrière. Pas une rupture, juste une évolution.

Ecrivain d’entreprise, écrivain privé, écrivain public. “Ecrivant” plutôt, même si ça peut paraître un peu pompeux. Loin de tout jugement de valeur, la juste suite d’une envie d’écrire intacte, compétence façonnée par plusieurs vies. Des vies simples mais passionnées…

Jean-Luc Chovelon