Toulon – Clermont, l’originale tradition du Top 14

29 mai 2017
Jean-Luc Chovelon

Quoi de neuf sous le ciel d’Ovalie ? Si l’on s’en réfère à l’affiche de la prochaine finale du Top 14, sortie tout droit s’un Stade Vélodrome chauffé à blanc ce dernier weekend, pas grand chose… Et pourtant, derrière le rugby protéiforme proposé vendredi et samedi dans le stade-coquillage, se cache une évolution parfois singulière.

Si les Rochelais ont été sortis dans un match de golgoths, on peut évidemment regretter que leur parcours s’achève là. On leur aurait bien prêté le Stade de France pour en finir avec une bien belle saison. Aux joueurs mais aussi et surtout aux supporters, qu’on a croisés sillonnant Marseille les yeux comme des billes, ébahis par la beauté du lieu qu’ils ne connaissaient qu’à travers la rubrique faits divers de leur canard. Oui mais Toulon… La constellation de stars venues de toute la planète ovale a repris les rênes de la grande tradition toulonnaise, s’en référant à un rugby étriqué mais diablement viril pour assommer plus que battre un adversaire supérieur dans bien des domaines. Et pour offrir à un minot de 21 ans, Anthony Belleau, l’opportunité d’ouvrir le ciel en deux pour envoyer ses grands frères à Saint-Denis d’un maître drop sur la sirène. Entre marins, décider de son destin sur le chant de la sirène relève d’une symbolique propre à nourrir la mythologie…

Les deux meilleurs

Et Clermont. Toujours là. Des décennies de frustrations finales, de coïts interrompus, n’auront pas eu raison de son entêtement à séduire la belle. Un rugby d’espaces maîtrisé dans toute sa galaxie, s’il n’était une tentative de décapitation sanctionnée par un rouge qui aurait pu tâcher. Mais l’adversaire francilien était trop loin des étoiles pour pouvoir en profiter, lui qui au final, n’aura jamais réussi à se remettre du dernier bouclier. Trop lourd à porter cette saison…Tout ça pour une affiche inédite en finale du Top 14 opposant les deux meilleurs clubs français de la dernière décennie. La tradition peut parfois revêtir des atours originaux. Pour un match que la logique laisse, une fois de plus, dans les mains et dans les têtes d’Auvergnats que tous les âmes charitables aimeraient voir grandir pour l’occasion. Mais les guerriers toulonnais, plus que jamais acteurs de leur pilou-pilou, ont la destruction virale.

Ils ont appris à cultiver les fleurs sur les champs de ruines…

Jean-Luc Chovelon

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1 Comment. Leave new

Et si ces fleurs étaient une fois de plus, quelques solides brins de muguet ? N’en déplaise à certains commentateurs de la chaîne cryptée, qui n’ont plus rien de journalistes, tant leurs commentaires sont orientés. Un peu comme ces arbitrages d’une autre époque, qualifiés de maison.
Cela gâche un peu la fête, lorsque l’on est handicapé de stade.
Heureusement qu’un minot nous a cloué le verbe à ces anciennes gloires, qui, et c’est cela qui est dommageable, sont au demeurant souvent précieux dans l’analyse du moment que cela ne concerne pas l’équipe de joyeux drilles de la rade.

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